Dans la plupart des tests de performance (et notamment ceux qui sont en version papier/crayon), il n’est pas dit à l’individu testé comment seront notées ses réponses.
Du coup, il ne sait pas, lorsqu’il n’arrive pas à trouver la bonne réponse, s’il vaut mieux répondre au hasard (en espérant tomber sur la bonne réponse) ou s’il vaut mieux s’abstenir de répondre (car une mauvaise réponse enlèverait des points).
En conséquence, le score d’un individu est influencé non plus uniquement par la performance mesurée (par exemple, la GMA), mais également par sa représentation du système de cotation du test (est ce qu’une mauvaise réponse enlève ou non des points) et/ou par sa tendance à prendre des risques. Ces deux facteurs d’influences sont des biais puisqu’ils « polluent » la mesure d’une caractéristique par des choses qui n’ont rien à voir avec celle-ci.
De plus, même si le système de cotation était explicite, il n’empêcherait pas toujours le biais de la tendance à prendre des risques. Par exemple, même si l’on dit clairement qu’une mauvaise réponse enlève des points, rien n’empêche l’individu de se dire « allez, j’hésite beaucoup mais je prend le risque de répondre », ou de faire des calculs savants pour voir s’il est plus rentable de cocher plus ou moins au hasard ou non, en se disant par exemple « une bonne réponse donne 1 point, une mauvaise en enlève 0,25 ; hors j’hésite entre ces deux là donc… ».
Une façon d’empêcher ces biais d’opérer est de forcer d’une façon ou d’une autre l’individu testé à répondre à l’intégralité des questions. Ceci est évidemment impossible dans la pratique lorsque le test est sous format papier/crayon, mais est très facile à faire lorsque le test est en format informatique.