J’ai beau être psy et maîtriser plutôt pas mal les lois de fonctionnement du cerveau humain, je me dis parfois que c’est quand même dingue de voir à quel point nous pouvons être conditionnés par nos croyances et représentations... Vous ne trouvez pas ?
La crise est (aussi) une construction des médias !
Prenez cette fameuse crise dont tout le monde (journalistes, économistes, intellos...) nous rabat les oreilles à longueur de journée depuis maintenant presque un an... A force de la présenter comme un objet « purement extérieur », comme une entité abstraite, menaçante et omniprésente, le team des oiseaux de mauvais augure a si bien fait le job que la grande majorité d’entre nous navigue désormais dans un état intermédiaire (pour ne pas dire second...) se situant tout juste à mi chemin entre anxiété diffuse et dépressivité permanente !
La force des représentations...
Le pire dans tout ça ? C’est que...




Pour info on dit rebattre les oreilles et non pas rabattre.
Rédigé par: France | 27/08/2009 à 16:49
Bravo pour cette vision d'optimisme et cette analyse certe rapide mais que je partage en partie. Et en plus ça fait du bien !!!
Les différents discours entendus ou lus depuis des mois et des mois laissent imaginer en effet un "Etat Providence" ou je ne sais quel prophète qui règlera nos problèmes, qui répondra à nos questions, qui agira à notre place. Mais NOTRE AVENIR NOUS APPARTEINT B...... Pardon je me suis un peu laché !!
Nous décidons de notre avenir. Mais pour cela il faut choisir. Et choisir c'est abandonner. Tout cela a un prix. Bref.
Merci pour votre article et même si nous sommes une minorité d'optimiste cinglés, peu importe.
"Ce n'est pas pcq c'est impossible qu'ils ne l'on pas fait mais c'est .......
Rédigé par: Antoine Labruyère | 28/08/2009 à 10:50
Comme le disait Keynes, l’économie n’est pas rationnelle. Pour y être performant il faut se faire une « opinion de l’opinion que se fait l’opinion ». C’est un des traits particuliers à la science économique : l’existence de la prophétie auto-réalisatrice.
Notre monde (celui dans lequel nous sommes amenés à exercer notre force de travail) est aujourd’hui dominer par cet état de fait.
De plus, dans ce système, nous ne représentons finalement qu’une infime particule. Il est difficile d’imaginer l’impact de notre action quotidienne sur la situation macro-économique d’autant plus que certains ont postulés l’inexistence de liens !
Est-ce que la solution réside dans le recrutement de quelques excentriques ? Sont-ils les germes de l’innovation ?
Mon métier m’amène régulièrement à défier les croyances et connaissances actuels sur la conception d’interface Homme Machine. Une bonne partie de mon activité m’amène à faire évoluer les méthodologies afin d’inclure de nouvelles considérations (sur l’Homme) dans la conception d’un produit.
Je pense que des esprits novateurs sont bénéfiques s’ils sont encadrés par des esprits ouverts… Si le top-management n’a pas l’intention de faire évoluer les méthodologies de conception avec les savoir-faire alors les esprits novateurs pleureront et l’organisation restera figée dans une bureaucratie menant tout droit à la faillite.
Rédigé par: Julien Perdriel | 06/09/2009 à 12:28