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01/08/2011

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Voici les sites qui parlent de Un individu exceptionnel vaut il mieux qu'une bonne équipe? :

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Simon BARON

Pour compléter le sujet, un article traitant des effets du brainstorming sur la capacité à générer des idées.

http://bps-occupational-digest.blogspot.com/2011/10/stuck-on-your-ideas-fixation-in-group.html

Olivier Treinen

Le plus important dans le processus de prise de décision, c'est d'être conscient de ce qu'on ne sait pas, et d'être capable de gérer ce non-savoir. Et prendre une décision, c'est transformer une incertitude en un risque.

Des décideurs qui se fédèrent autour d'une décision prise de commun accord ne se dédouanent pas de leur responsabilité, mais mettent en place une pression de pairs qui accentue l'identification de l'individu avec cette décision - chacun est responsable, et chacun sait que l'autre l'est également. Bien entendu, ceci tout en présumant la maturité et la bonne foi de ces décideurs. Mais là encore, la pression de pairs réajuste le tir, le cas échéant. Un style de leadership solitaire, individualiste et musclé augmente la probabilité que ce soient les conflits sociaux, la presse et les tribunaux qui le réajustent.

Simon BARON

Certes.

Ce n'est pas parce que quelqu'un est excellent dans ce qu'il fait qu'il doit se couper de l'avis des autres.

Comme vous le dites, le monde fonctionne en réseaux, ce qui pousse de plus en plus à interagir...mais comme vous le dites aussi, c'est pour s'ouvrir aux compétences complémentaires plus que sur notre propre expertise.

Et c'est bien pour cette raison que cet article est plus d'actualité que jamais. Avec ces interconnexions, on aurait tendance à dire que personne ne sait à un niveau individuel, et que les décisions doivent se prendre en groupe.

Pourtant, Marcia W. Blenko, Michael C. Mankins et Paul Rogers, (pour ne citer qu'eux) ont montré combien les décisions collectives peuvent manquer d'efficacité, et ont tendance à dédouaner les personnes de leur responsabilité individuelle.

On est rarement expert sur la totalité d'un projet, et il faut donc faire participer ceux dont l'avis est complémentaire. Mais ça ne veut pas dire que la meilleure décision ou réalisation sera faite par le groupe...

Olviier Treinen

Cet article semble sortir d'une autre ère. "Il n’y a pas d’organisation collective qui améliore la décision de la personne la plus compétente pour la prendre." Les bonnes décisions seraient donc dissociées du contexte dans lequel celles-ci sont prises? "Plus le nombre de décideurs est important et plus les idées se « moyennisent » "...réduire la qualité d'une décision au nombre de décideurs est une simplification à outrance qui ne tient absolument pas compte de la réalité économique. Oui, il y a eu Steve Jobs dont la béatification collective va bon train, mais il n'est pas représentatif pour ce qu'on appelle "succès". Il était une exception, tant du point de vue contenu que du point de vue contenant, et ce n'est pas parce qu'il était un visionnaire insulaire que les autres dirigeants, produisant souvent des produits moins branchés comme p.ex. du papier toilettes, sont collectivement aveugles. Steve Jobs "lonely at the top" qui a raison, et les autres qui ont tort...voilà entre autre pourquoi nous ne pouvons pas consulter des sites programmés en flash avec nos chers iPhone et autres iPad. Le management héroïque est mort, et partager n'est plus un signe de faiblesse, mais une ouverture sur ceux qui ont les compétences (quelles qu'elles soient) complémentaires aux nôtres. Le Monde fonctionne en réseau, et tout est lié. L'impact et la qualité d'une décision sont toujours contextuels et, comme aurait pu dire Sartre, "le contexte c'est les autres".

Thibaudenolle

C'est aussi la distinction entre la quantité de travail et la qualité qui prime. Plus la tâche requiert de la créativité, moins la quantité de travail nécessaire est prédominante. A mon avis.

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