Vous souhaitez mettre en place un plan d’identification des leaders au sein de votre organisation ? Vous avez besoin de ne pas vous planter en sélectionnant celles et ceux qui rentreront dans votre « Talent Pipeline » ? L’étude qui suit devrait déjà vous permettre de ne pas faire monter les mauvaises personnes aux bonnes places !
Deux chercheurs américains - Jack Zenger et Joseph Folkman - se sont en effet penchés sur l’analyse des résultats de 11 000 évaluations à 360 degrés réalisées au sein de diverses entreprises tout autour de la planète. En se concentrant sur les résultats obtenus par les 10% de leaders qui obtiennent les résultats les plus catastrophiques, voici les conclusions auxquelles ils ont abouti concernant les caractéristiques distinctives de ces bozos du leadership…
Raison n°1 : Ils manquent d’énergie et d’enthousiasme…
Les mauvais (leaders) ont souvent l’air apathiques, fatigués, constamment au bout du rouleau… Là où certains voient des opportunités, eux ne voient que des barrières infranchissables ! Le moindre geste, la moindre initiative semblent leur coûter des « millions » d’un point de vue émotionnel. Généralement, quelle que soit la situation actuelle, celle-ci leur convient bien telle qu’elle est… Adeptes du statu quo, ils ne sont pas très enclins à faire bouger la situation (ni même à se bouger eux-mêmes) pour faire advenir les choses.
Raison n°2 : Ils acceptent la (leur) médiocrité
Avez-vous remarqué comme certains sont toujours prêts à « faire un peu plus », alors qu’il faut parfois se rouler par terre pour obtenir d’un bozo qu’il anime son petit orteil pour la boite ? La stratégie souvent employée par les mauvais leaders est de gonfler artificiellement la difficulté des tâches et projets dont ils ont la charge… Ecoutez les parler 5 minutes de leur job : vous avez l’impression que celui-ci est une suite de croisades, de défis insurmontables... De cette façon, une fois le maigre objectif atteint, ils peuvent se prévaloir d’avoir réalisé de véritables exploits… Le problème est souvent qu’une fois « démasqués », ils ne finissent par convaincre plus qu’eux-mêmes… Triste!
Raison n°3 : Ils n’ont pas de vision claire, pas de direction
Si les leaders d’exception ont la capacité à fédérer les uns et les autres autour d’un projet commun et d’une vision partagée, les mauvais ont quant à eux une fâcheuse tendance à se conduire comme de simples exécutants… Ne leur demandez surtout pas où ils comptent emmener les autres, ils ont déjà tellement de difficultés à se conduire eux-mêmes !!! Les pires leaders de la planète se maintiennent souvent dans l’exécution bête et méchante de tâches quotidiennes, ce qui les rassure et leur permet de ne pas avoir à penser.
Raison n°4 : Ils ont de faibles capacités de jugement
Lorsque des décisions importantes sont à prendre, il ne se concentrent pas sur ce qu’il y a de « mieux pour l’entreprise », mais plutôt sur ce qu’il y a de « mieux pour eux » : Quelle alternative va me mettre le moins en danger ? Quelle solution me permettra d’obtenir des résultats (suffisamment) visibles (au moins sur le court terme) sans avoir à trop me défoncer… ? Du coup, les décisions qu’ils prennent sont rarement les bonnes !
Raison n°5 : Ils ne collaborent pas… ou pas suffisamment !
D’une manière générale, les mauvais leaders évitent le contact avec les autres, avec leurs pairs, avec leurs collègues et mêmes avec leurs propres équipes ! Pour eux, les autres leaders sont des concurrents. Les pires d’entre eux finissent souvent à la dérive… emmenés par les conseils et la vision des quelques uns qui ont su s’attacher leurs faveurs (souvent parce que leurs points de vue ne fait que conforter celui de notre « clown triste »…).
Raison n°6 : Ils font ce qu’ils font, pas ce qu’ils disent…
Les leaders médiocres sont les premiers à fixer des règles et des standards d’excellence pour les autres… qu’ils s’empressent de violer eux-mêmes à la première occasion ! En dessous d’un vernis d’intégrité souvent un peu grossier, on trouve habituellement une espèce de complaisance immature avec soi-même qui les pousse à finalement n’en faire qu’à leur tête !
Raison n°7 : Ils résistent aux idées nouvelles
Les mauvais voient les menaces… pas les opportunités ! Les idées nouvelles leur font peur. Terrifiés par l’idée du changement et des efforts à déployer pour le faire advenir, les « bras cassés » du leadership se contentent d’en parler sans jamais rien implémenter de véritablement significatif. Résultat ? L’entreprise fait du surplace et les bonnes idées ne restent que de pures potentialités… qui dans le pire des cas finissent même parfois par inspirer une concurrence plus « agile » !
Raison n°8 : Ils sont incapables d’apprendre de leurs propres erreurs
Les mauvais leaders ne sont pas forcément celles et ceux qui font le plus d’erreurs dans la boite… (Après tout, il faut quand même « se bouger » pour prendre le risque de se planter). Non, c’est plutôt qu’ils n’utilisent pas les feedbacks des autres et de la situation comme une opportunité d’apprendre, de progresser et d’avancer dans une meilleure direction. Souvent ils préfèrent cacher leurs erreurs ou les minimiser plutôt que de s’y confronter véritablement.
Raison n°9 : Ils sont dotés de piètres compétences interpersonnelles
Incapables de trouver le bon tempo dans leurs rapports aux autres, les « fake leaders » sont soit dans le « bullying » (tendance à rentrer dans les autres de manière maladroite), soit dans l’évitement le plus total (ils ignorent les autres)… Ils ont souvent du mal à comprendre pourquoi leur rapport aux autres fait du surplace… eux qui ont pourtant tout essayé ! Oui enfin… à ceci prêt que passer de l’agressivité à l’évitement n’a jamais été « tout essayer » ! Leur problème au fond, c’est qu’ils sont mal à l’aise avec l’ambiguïté, avec les moments de « flottement ». Ils ont besoin que les choses soient « noires » ou « blanches », que la relation soit « bonne » ou « mauvaise »… Difficile pour eux en définitive de gérer l’ambivalence propre aux relations humaines !
Raison n°10 : Ils ne savent pas développer les autres
La seule chose qu’ils savent faire, c’est se concentrer sur eux-mêmes… à l’exclusion de tout autre chose ! Ils ne savent pas comment s’y prendre pour aider les autres à se développer. Pour eux, aider, c’est souvent « faire à la place de ». Ils n’ont aucune qualité pédagogique et ne supportent pas ces moments où les autres apprennent et « font » de manière imparfaite. Du coup, ils finissent soit par tout faire tout seuls, soit par se contenter du statut quo… pendant que le vide se crée autour d’eux dans leurs équipes, leur service et au final dans la boite !






En clair, ce sont des leaders qui n'ont aucune des qualités de leader...
Rédigé par : devillard | 19/10/2010 à 16:07